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Un peu d'histoire

Publié dans Ma commune

Quelques us et coutumes

Les coutumes à Bréviandes sont celles qu'on retrouve, en général, dans tout le département. les quelques traditions suivantes sont tirées d'un Folklore de l'Aube de J. Durand

Le baptême

Autrefois, l'usage était de baptiser l'enfant sitôt sa naissance ou le lendemain. La mère ne se levant que le 1er ou le 2e jour et ne pouvant porter son enfant à l'église, une amie, une voisine, ou la grand-mère le faisait à sa place.

Ce n'est qu'après 15 jours ou 3 semaines que la mère faisait sa première sortie à l'église, à l'occasion des “ relevailles ”.

Le nom de baptême

Avant la Révolution, les enfants portaient deux prénoms :

- le premier, celui du père (surtout pour le fils aîné)

- le second, au choix, celui des père, mère, parrain, marraine.

Si plusieurs familles portaient le même nom, on leur donnait un sobriquet pour les distinguer (aussi important que le vrai nom de famille).

Les enfants pouvaient porter également un seul prénom de saint, auquel, on ajoutait le nom d'une terre ou le nom d'une qualité ou d'un défaut physique.

C'est François 1er qui établit les noms héréditaires qui devinrent noms de familles.

Parrains et marraines

Vers 1315, les enfants champenois durent avoir plusieurs parrains ou plusieurs marraines :

garçons : 2 parrains, 1 marraine

filles : 2 marraines, 1 parrain

En 1615 puis 1640, le diocèse de Troyes interdit cette doublure et le deuxième parrain ou la deuxième marraine devinrent témoins.

Cloches et dragées

Traditionnellement, les baptêmes provoquent les cloches. Les jeunes du pays carillonnent. Les parrains et marraines les récompensent.

Les gamins du village attendent le lancement des dragées pour en “ recliquer ” le plus possible.

Les plus fortunés y mêlent parfois des pièces, les pauvres ou les ladres, des haricots...

Tradition du mai

Les “ mais ” sont des bouquets de verdure qui ornent l'entrée de l'église et l'entrée de la maison où a lieu le repas.

Les “ mais ” sont aussi de longues perches feuillues qui sont attachées aux portes des jeunes filles à marier de la commune, par les jeunes gens, dans la nuit du 1er mai. Sans oublier les traditionnelles farces faites au voisinage et souvent bien acceptées par les habitants.

Et tout se termine par une réunion amicale de la jeunesse offerte par les jeunes filles.

Cette tradition, qui avait momentanément disparu, refait son apparition depuis peu de temps.

Mariage

Autrefois, à Bréviandes, le dimanche avant la noce, on réunissait à dîner garçons et filles d'honneur. Les garçons choisissaient les filles qui leur convenaient.

Des projets de mariage précis aboutissaient à une date fixe communiquée alors à tous les intéressés : parents, camarade de communion, parrain, marraine, conscrits.

A la campagne, le mariage se faisait surtout lorsque les travaux des champs laissaient un peu de répit (mars, décembre) et surtout le lundi, rarement le mardi. La cérémonie civile se faisait le dimanche soir et la cérémonie religieuse le lundi matin vers 10 h 30 ; mais depuis 1868, l'Eglise permet l'usage de la viande le samedi, d'où le changement, petit à petit, en faveur de ce jour.

La famille du garçon l'accompagnait chez le père de la jeune fille. Il n'était pas rare d'avoir à la noce 150 à 200 invités